vendredi 25 septembre 2009

Le gardien du Temple


Alors voilà…
J'ai commencé un nouveau tableau.
Cet été, j'ai passé mes soirées d'août à contempler la Voie Lactée en compagnie de ma Maman.
Certains spectacles remettent bien des choses en place, rétablissent une stricte hiérarchie dans les priorités, dégonflent les égo et nous représentent des rapports de grandeur que l'on est réduit à imaginer sous la voûte enfumée des cités.
Notre place est décidément bien modeste lorsque l'on songe que la Voie Lactée, ce vaste chemin clair qui orne nos nuit d'été est en définitive notre galaxie que l'on voit par la tranche, que ce renflement lumineux au sud ouest n'est autre que le noyau d'une gigantesque spirale composée de milliards d'étoiles, Frères de notre Soleil, et des milliards de planète, Sœurs de notre Lune.
Armé d'une bonne paire de jumelle, on peut distinguer d'autres galaxies identiques à la notre, du côté de Cassiopée et de Pégase. Galaxies composées elles aussi de milliards d'étoiles…
Avec ces mêmes jumelles, on aperçoit même les satellites de Jupiter, cette géante si proche et pourtant si loin !
À voir ces planètes lointaines, j'avais réellement, lors des ces soirées, l'intense sensation d'être posé sur une sphère en mouvement parmi d'autres sphères, protégé de la météorite que je voyais traverser la voûte céleste à une allure sidérante laissant à sa suite trois grandes traînées lumineuses et persistantes seulement par une mince couche gazeuse, et… par une petite couverture, les nuits d'août sont parfois fraîches.
Tout ceci aide à relativiser les évènements -même les plus graves- intervenants au cours de notre existence d'homme.
Notre "glorieuse" civilisation elle même paraît bien dérisoire au regard de l'inconcevable immensité de l'Univers au sein duquel nous évoluons.
Mais si insignifiantes qu'elles soient, nos personnes n'ont elles pas dans le cosmos autant d'importance que les astres eux mêmes ? Les pierres qui bâtissent les sanctuaires humains que nous sommes n'ont elles pas été engendrées au cœur de ces gigantesques chaudrons nucléaires que sont les étoiles ? L'Univers ne demande qu'à s'améliorer, à progresser. Nous ne faisons qu'un avec le Grand Tout et devons suivre son irrépressible élan car tenter de s'améliorer est dans l'Ordre de toutes choses, c'est un phénomène évolutif commun et progresser individuellement participe du progrès général universel.
Afin de s'épanouir, de s'élever à d'autres niveaux de conscience, l'esprit - ce que d'aucuns nomment l'âme - a besoin de la plus parfaite sérénité.
Un puissant Gardien armé d'un glaive à l'entrée du Temple de nos personnes est donc nécessaire !
C'est en substance le propos de cette petite esquisse, tracée sur une planche de bois.
Vous trouverez également ci-dessous, deux des encres préparatoire de ce projet.
Si on clique sur les images, elles sont plus grandes…


mardi 22 septembre 2009

en attendant le gardien du temple…

… qui est un tableau en cours et dont je vous présenterais bientôt quelques esquisses, un petit toro.
Il est tout de même étonnant de constater à quel point ce rituel, cette parabole de la vie, peut imprégner l'esprit, et le comportement de tous les jours.
À titre d'exemple : lorsque l'un de mes gamins se casse la binette et pleurniche le petit bobo, je lui dit : "soit torero ! que fait le torero quand il prend le coup de corne ? il fait comme le toro brave. Il ferme la bouche, serre les dents et repart au combat".
Généralement ça marche.
Surtout avec la grande.
Elle serre les dents, bombe son petit torse et reprend sa trotinnette !
Ça doit être grave docteur !

lundi 21 septembre 2009

Dessins du jour…

… Salut,
Certain (e) s ne sont pas sans savoir que j'habite Paris et… que j'ai des gamins. Il se trouve que je vais jouer au parc - parc de Belleville pour être précis - avec eux très régulièrement pour ne pas dire tout les jours. Or, l'ainée a 7 ans et le monstre en a 3 et c'est que ça a de l'énergie à cet âge là ! Alors quand j'en ai marre de jouer au ballon, au freesbee, aux chevaliers et aux princesses, à courir partout à donner des coups d'épée ou de baguette magique, je me pose sur un banc et je sors mon crayon. Des fois ce sont mes aquarelles mais c'est une autre affaire.
On en recausera.
En attendant, j'aime bien l'encre (avec ou sans calamars) mais j'aime bien le crayon aussi…






dimanche 13 septembre 2009

J'aime l'encre




Le premier médium que j'ai utilisé après le fusain et le stylo à bille. Mon Père (grâce lui soit rendue), m'a mis dans les mains un flacon d'encre de chine, un pinceau, un verre d'eau et du papier lorsque je n'avais que cinq ans en me prévenant que c'est une encre indélébile, qu'il ne faut pas en mettre partout mais qu'on peut la "laver" sur le papier. Le matériau m'a très vite plus et j'y suis toujours resté fidèle. À l'occasion, je vous présenterais mes premières encres (déjà des toros…) mais en attendant, voici les dernières en date (encore des toros…).

jeudi 3 septembre 2009