lundi 31 août 2009

Don Quichotte




Don quichotte

Ce ne sont point les géants qui ainsi s’élancent
Mais mes rêves, lourdes espérances,
Qui du haut de Rossinante,
Retombent lancinantes.

Peu importe leur nombre,
Qu’importe leur mort,
Grimpant pas à pas sur ces monceaux de corps,
Je clame haut et fort la fin d’un monde d’ombres.

Dussai-je transpercer cette fausse lumière,
Cet astre qui de l’aurore mène au crépuscule,
Je dresserai mon âme, lance en terre, fière,
Contre l’abandon qui à la mort accule.

Y perdrai-je la raison ?
Celle qui aux moulins tourne à l’unisson,
Ne vaut guère qu’on la conservât,
La chérisse comme belle doña.

Ma folie m’est fidèle,
Armure immortelle
Contre un monde qui se consume
Le ventre empli d’amertume.

Je parcours les collines de fausse lumière
Qui brûle le feuillage de mes yeux de printemps,
Et guide mes pas, j’en désespère,
Vers un bien sombre hiver.

1 commentaire:

martine a dit…

etant une fan de don quichotte j'adore celui la mon préféré