lundi 31 août 2009

Compère



Compère qui bois bien plus que moi,
Que ton ventre replet où ton âme se noie,
Soit pour moi ce soir la meilleure compagnie
Et qu’ensemble fredonnent nos crânes étourdis.

Viens donc ami, que s’étiolent nos remords,
Ces regards aux miroirs qui effraient la mort.
Sur la table, le pétrin des lendemains,
Les verres qui débordent, éternels refrains.

Allons de table en table comme hier
Elles s’en furent d’homme en homme
Et trinquons à rouler dans le chaume,
Au graal l’hommage fier.

Demain, ami, nous serons morts.
Ce soir est le dernier, l’ultime effort,
Qui fera du chagrin un rôt sans lendemain,
Un riant refrain.

1 commentaire:

martine hurstel a dit…

super sympa ce petit poème et très bien illustré !!