lundi 31 août 2009

Chronos



Combien ont frémi en découvrant Chronos
Dévorant de ses dents ses si tendres enfants,
Imaginant la mort se saisir de leurs os,
Et voyant leur hiver s’approcher rugissant.

Mange, croque, brise mon enfance !
Détire, étire, morcelle mon passé !
J’abandonne mes fantômes au goût rance,
Fantômes de ma lassitude, futur trépassé.

Les doigts de l’hiver emportent du nord
Les souvenirs inutiles, les rêves d’hier,
Neiges éphémères aux mains de la mort,
Qui couvre d’un haut cor le bruit de mes prières.

A-t-elle tant tardé ? Il me faut l’accueillir,
Comme un nouveau printemps, un espoir fleurissant,
Une rose à cueillir
D’un jardin finissant

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